Les Créatures de la Promenade des Anglais
« Mon propos, dans cette série, est le témoignage social de notre époque, une photographie à un instant T portant l’identité particulière de ce lieu ».
La promenade des Anglais, trait d’union entre la ville et la nature est un lieu où les corps vont se libérer, les caractères s’exacerber et se dévoiler. Cet espace hors du temps porte en lui toutes les influences d’un monde multiculturel par la diversité de ce qu’il nous donne à voir, mais aussi par la profondeur culturelle intangible et historique. Deux notions de temps s’affrontent alors : l’instant présent, fait de successions de mouvements ininterrompus, et un temps figé, dans une représentation illusionniste de l’espace. Les protagonistes, issus de croquis réels dessinés sur la plage de Nice, sont remis en scène picturalement dans une sorte de grand carnaval estivant.
« Afin d’être le témoin fidèle du temps présent, d’un instant non figé dans une expression graphique, ma façon de réaliser les croquis est de ne plus interrompre le tracé sur la feuille, de suivre le trait d’une manière continue et ininterrompue, privilégiant ainsi le concept d’un temps qui passe à celui d’un dessin figuratif classique ».
Le résultat est un croquis de corps et de visages déformés qui privilégie une construction graphique linéaire plutôt qu’une représentation classique des personnages. Le nom des baigneuses, cher à tout un pan de l’histoire de l’art, subissant cette déformation structurelle, portera désormais le nom de Créatures. Cette manière cubiste de traiter le dessin des personnages va entrer en confrontation avec un aspect classique du décor minéral dans lequel ils évoluent. Il y a, sur ces scènes de plage, un condensé de l’histoire de l’Art : cubiste par ses créatures, fauviste par ses aplats de couleurs, surréaliste par un dessin libéré du contrôle du mental, naïf en s’affranchissant des règles picturales et classiques par la représentation d’un décor immuable de galets sous un ciel bleu méditerranéen. Cette mise en commun dans un même espace des différents mouvements qui ont par le passé contribués à l’importance de la Riviera dans la création artistique, se révèlent être l’essence d’une identité niçoise, vivante et exaltée, de la promenade des Anglais.
R. Hommet
« Mon propos, dans cette série, est le témoignage social de notre époque, une photographie à un instant T portant l’identité particulière de ce lieu ».
La promenade des Anglais, trait d’union entre la ville et la nature est un lieu où les corps vont se libérer, les caractères s’exacerber et se dévoiler. Cet espace hors du temps porte en lui toutes les influences d’un monde multiculturel par la diversité de ce qu’il nous donne à voir, mais aussi par la profondeur culturelle intangible et historique. Deux notions de temps s’affrontent alors : l’instant présent, fait de successions de mouvements ininterrompus, et un temps figé, dans une représentation illusionniste de l’espace. Les protagonistes, issus de croquis réels dessinés sur la plage de Nice, sont remis en scène picturalement dans une sorte de grand carnaval estivant.
« Afin d’être le témoin fidèle du temps présent, d’un instant non figé dans une expression graphique, ma façon de réaliser les croquis est de ne plus interrompre le tracé sur la feuille, de suivre le trait d’une manière continue et ininterrompue, privilégiant ainsi le concept d’un temps qui passe à celui d’un dessin figuratif classique ».
Le résultat est un croquis de corps et de visages déformés qui privilégie une construction graphique linéaire plutôt qu’une représentation classique des personnages. Le nom des baigneuses, cher à tout un pan de l’histoire de l’art, subissant cette déformation structurelle, portera désormais le nom de Créatures. Cette manière cubiste de traiter le dessin des personnages va entrer en confrontation avec un aspect classique du décor minéral dans lequel ils évoluent. Il y a, sur ces scènes de plage, un condensé de l’histoire de l’Art : cubiste par ses créatures, fauviste par ses aplats de couleurs, surréaliste par un dessin libéré du contrôle du mental, naïf en s’affranchissant des règles picturales et classiques par la représentation d’un décor immuable de galets sous un ciel bleu méditerranéen. Cette mise en commun dans un même espace des différents mouvements qui ont par le passé contribués à l’importance de la Riviera dans la création artistique, se révèlent être l’essence d’une identité niçoise, vivante et exaltée, de la promenade des Anglais.
R. Hommet
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